Pensées automatiques et croyances limitantes



 
Pensées automatiques et croyances limitantes sont des freins à notre évolution. Elles cimentent nos comportements, nous limitent dans nos possibilités, parfois même nous sabotent.
 
 
 
   Parlons tout d’abord des croyances limitantes. Nous désignons par cette expression une vision étroite des choses. Les croyances limitantes sont effectivement les limites que l’on se fixe à ce que l’on pense possible, ce, bien souvent à tort. Certes, il existe une échelle de difficulté, mais, en réalité, rien n’est impossible. Des choses sont plus facilement réalisables que d’autres, d’autres plus difficilement réalisables. Néanmoins, aucune d’elle n’est vraiment inaccessible. Les croyances limitantes, nous empêchent donc insidieusement d’accomplir des desseins, de réaliser des actes qui nous semblent impossibles. Or, il n’en est rien. Par exemple, un timide pourra croire que l’on ne peut pas aborder un groupe de personne que l’on ne connaît pas. Moins radical, un autre timide pensera seulement que lui ne peut pas aborder un groupe de personne qu’il ne connaît pas. Cette croyance est naturellement erronée : il est tout à fait possible d’engager la conversation avec un groupe de personne que l’on ne connaît pas, certains le font d’ailleurs sans la moindre hésitation. Pire, il arrive que certaines croyances viennent justifier une de nos incapacités, la rendant plus supportable. On pourrait dire concernant notre timide : que s'il croit qu’aborder un groupe de personnes qu’on ne connaît pas est impossible, c’est parce que lui-même ne s’en sent pas capable. Il fixe une limite qui n’est pas la sienne et le dispense de fournir des efforts pour surmonter une situation qui lui pose problème. Par ailleurs, ces croyances limitantes, tout comme les pensées automatiques, sont souvent inconsciente. On n’en prend conscient qu’en réfléchissant à ses blocages et en cherchant ce qui se dresse comme un obstacle à la réalisation de nos objectifs. Le timide, toujours lui, ne parviendra pas à entrer en contact avec ses semblables comme il le souhaite ardemment s’il n’élargit pas son champ des possibles. Il doit croire possible d’engager la conversation avec n’importe qui, n’importe où, n’importe quand. Il faut donc pour cela prendre conscience de ses croyances limitantes, comprendre leur raison d’être (justifient-elles une situation qui nous demanderait beaucoup d’efforts pour la surmonter ?), et les contrecarrer, de la même manière que l’on procédera pour contrecarrer ses pensées automatiques.
 
   Les pensées automatiques sont presque identiques aux croyances limitantes. Pour les différencier, nous dirons que les croyances limitantes sont une vision des choses tandis que les pensées automatiques surgissent en situation, du fait de notre vision des choses. Les pensées automatiques sont donc l’activation, en situation, de nos pensées automatiques. En prenant conscience de ces pensées automatiques, l’on prend conscience de ses croyances limitantes. Elles sont effectivement le meilleur moyen d’accéder à ces dernières. Ainsi, face à des situations pénibles, l’on se rendra compte que des pensées automatiques nous viennent à l’esprit : « je suis nul, » « je n’y arriverai pas, » « je ne connais personne ici, » « ils vont se moquer de moi, » etc. Ces pensées reflètent nos croyances. En y prêtant attention, on fera d’une pierre deux coups, en éliminant les deux. Pour aller plus, je dirais même que ces pensées et ces croyances sont les clés de nos comportements. Elles sont les codes langagiers que notre cerveau utilise avant d’intimer une action, un comportement. En accédant à ces raccourcis, que l’on ne repère évidemment pas si facilement, on obtient la possibilité de modifier son comportement, ses habitudes. Les modifier revient à modifier le code de ces comportements et de ces habitudes, autrement dit, à les déprogrammer.
 
   Comme ces pensées automatiques et ses croyances sont le résultat de toute une vie, elles vont être difficiles à déloger. Il ne suffira donc pas de les repérer mais également de les remplacer par des plus appropriées et moins en contradiction avec les objectifs que l’on souhaite atteindre. Pour cela, il faut se construire de nouvelles pensées et de nouvelles croyances que l’on se répétera le plus souvent possible. Par exemple : « je suis confiant, » « ces personnes, que je ne connais pas, vont m’adorer, » « je suis génial, » « les gens aiment ma conversation, » etc. Ces phrases devront devenir un refrain lancinant dans notre esprit. Si nécessaire, on pourra se les dire avec conviction à voix haute. On pensera en se les répétant à des émotions positives : fierté, confiance, bonheur, joie, acceptation de soi, amour de soi, gratitude, certitude, conviction par exemple. Pour ceux qui ne parviendraient pas facilement à y adhérer, on pourra nuancer ces affirmations. Cela donnera par exemple : « je deviens de plus en plus confiant, » « les gens m’apprécient de plus en plus. » Ou alors, on pourra exagérer ces affirmations : « je suis HYPER-confiant, » « les gens m’adorent tellement je suis SUPER-génial, » etc.
 
   Une fois ces convictions bien installées dans notre esprit. Il faudra AGIR en conséquence, ce qui ne devrait pas être trop compliqué, afin d’obtenir confirmation des nouvelles pensées et des nouvelles croyances et de les consolider. Sans cette transformation en actes, ces nouvelles convictions auraient tôt fait de disparaître. Ainsi, l’influence de vos pensées et de vos actes seront réciproques, créant un cercle vertueux qui vous entrainera vers la réalisation de vos objectifs.


Benebi



 
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