La respiration, source d'énergie




   La respiration est la plus importante de nos fonctions corporelles ; on peut vivre plus ou moins longtemps sans manger ni boire ; on ne peut même pas vivre quelques minutes sans respirer. La respiration n'a pas seulement comme effet d'oxigéner les poumons, d'aérer, de vivifier le prodigieux torrent de globules rouges qui, à raison de cinq millions par millimètre cube de sang, cheminent sans cesse dans notre organisme, mais aussi de faire pénétrer en nous le fluide vital, la force universelle, ce que les Orientaux appellent le Prana. Les physiologistes orientaux ont, là-dessus, des notions beaucoup plus précises que ceux de l'Occident. Nous respirons tous plus ou moins bien, et beaucoup de nos maux, entre autre la tuberculose, pourraient être évités par une respiration correcte. Je ne puis l'examiner qu'en rapport avec le sujet traité ici.

   L'exercice de la respiration permet d'emmagasiner le fluide vital, la force Universelle, le Prana, comme un accumulateur emmagasine l'électricité. Toute Pensée, comme tout effort de volonté ou de muscle, nécessite la dépense d'une certaine quantité de force, de fluide Universel. Or, la respiration étant la principale source d'alimentation de ce fluide, on comprend l'importance de la science du souffle. Le plexus solaire, ou cerveau abdominal, est le grand centre d'accumulation du Prana; c'est lui qui le distribue à nouveau dans les centres nerveux. La respiration a aussi pour effet de brûler, de chasser les résidus toxiques de notre combustion interne, de purifier l'organisme des déchets d'une assimilation incomplète et dont l'accumulation produit la fatigue, puis, à la longue, la vieillesse.

   La respiration est un acte réflexe, mais sur lequel nous devons concentrer souvent notre Pensée pour l'exécuter parfaitement et complètement.

   Une respiration efficace peut changer les conditions de votre existence à partir d'aujourd'hui. Il faut toujours respirer par le nez, qui filtre et réchauffe l'air extérieur, et jamais par la bouche, qui envoie trop brutalement l'air froid dans les poumons.

   De plus, le nez est tapissé, intérieurement de tout un réseau de terminaisons, de filaments reliés aux divers centres de l'organisme ; le passage de l'air, du fluide vital joue, ici, une action directe vivifiante sur ces organes.

   En dehors de la respiration régulière, qui doit être aussi complète, voici, d'après A. Caillet, la respiration intégrale, qui doit être exécutée plusieurs fois par jour pour bien nous charger du fluide vital Universel.



Pratique de la respiration


   Premier temps :  Inspirez debout ou assis, le buste bien droit. Aspirez par le nez d'un mouvement continu, en dilatant d'abord la partie inférieure des poumons, par l'abaissement du diaphragme, qui vient presser doucement sur les organes abdominaux, puis par l'avancement de la paroi antérieure de l'abdomen lui-même. Ensuite, remplir la partie moyenne des poumons en dilatant les côtes, le sternum et tout le thorax dans toute leur expansion. Enfin, terminer par le haut des poumons, en avançant le haut de la poitrine et en l'élevant le plus possible. Pendant ce dernier temps, l'abdomen se contractera un peu, ce qui donnera un support plus fermes aux poumons et aidera au remplissage de la partie supérieure. Au premier abord, on pourrait croire qu'il s'agit de trois mouvements distincts, mais il n'en est rien ; l'inhalation doit être continue. Il faut absolument éviter une inspiration saccadée et acquérir un mouvement régulier et continu. La pratique amènera la perfection et la facilité. Ce premier temps durera six secondes.

   Il convient, en aspirant, de concentrer sa Pensée sur cet acte ; cela nous met en rapport avec les forces supérieures. 

   Le mot aspiration n'a-t-il pas le sens de tendance vers quelque chose d'élevé ?

   Deuxième temps :  Retenir la respiration durant trois secondes, les poumons intégralement remplis.

 Troisième temps :  Expirez lentement en maintenant la poitrine ferme et en rentrant un peu l'abdomen, puis en l'élevant légèrement et lentement au fur et à mesure que l'air quitte les poumons. Quand l'expiration est complète (ce à quoi il est aussi important de veiller), détendre poitrine et abdomen. Durée de ce temps : six secondes... ; puis repos de trois secondes et recommencez huit à dix fois le même cycle.

   Au lieu de compter en secondes, il sera préférable de prendre les battements du cœur comme rythme.

   On devra augmenter les temps au bout de quelques jours, mais exécuter toujours selon la même cadence, sans toutefois aller au delà de 12 à 15 pulsations pour le temps initial.

   Tout sentiment de malaise serait l'indication d'une exagération.

   Les effets de la respiration intégrale exécutée dans l'air aussi pur que possible sont des plus étendus et des plus bienfaisants ; d'abord, elle développe forcément la poitrine dans toute son ampleur ; ensuite, elle rend invulnérable aux rhumes, fluxions et autres affections de la poitrine, mais son effet ne s'arrête pas là, il se répercute en une vitalité plus grande de tous les organes ; le mouvement de massage qu'elle imprime à toute la cage thoracique intensifie la circulation et stimule doucement le foie, l'estomac et tous les viscères.

   Il faut pratiquer la respiration intégrale autant de fois qu'on le peut dans la journée, et principalement au lever et avant de se mettre au lit.

   On recommande aussi, pour stimuler le travail de la Pensée et purifier le système nerveux, la variante suivante :

   Opérez comme il vient d'être indiqué, mais aspirez par une seule narine, en bouchant l'autre avec le pouce, puis pincez le nez durant la retenue ; enfin, expirez par l'autre narine. Recommencez en alternant les cycles.

   Certains auteurs conseillent des durées un peu différentes aux divers temps de la respiration. Chacun adoptera le rythme qui semble convenir le mieux à sa propre nature.

   Quand on est sous l'emprise de l'émotion, quand on a besoin de contrôle parfait de soi-même, il est conseillé de faire quelques respirations profondes en faisant onduler plusieurs fois le creux de l'estomac en une sorte de danse du ventre. Ce massage de plexus accompagnant l'afflux d'air et de prana chasse l'émotion et redonne la sérénité avec le contrôle de soi-même.

   Apprendre à bien respirer est une chose capitale qui ne demande qu'un peu de contrôle de soi-même et de persévérance ; mais cet effort, qui n'est réel que dans les débuts, sera couronné d'immenses satisfactions : développer sa capacité pulmonaire, sa résistance physique à la fatigue, s'immuniser contre des quantités de malaises et même de maladies graves, obtenir ou conserver un corps alerte, frais, dispos, prolonger sa vie active, reculer la vieillesse, garder l'esprit lucide, acquérir une perception plus aiguë de la Vérité, ne sont-ce pas là des buts qui valent un peu de peine ?

   L'assimilation du fluide nécessaire à la vie sous toutes ses formes se fait aussi par l'alimentation ; elle dure tant que la bouchée que l'on mange a de la saveur ; aussi est-il recommandé de mastiquer longuement, jusqu'à ce que le mets n'ait plus de goût. La perfection, la qualité de l'opération remplace avantageusement la qualité de nourriture absorbée.


Jean-Louis Victor



 
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